Stimulation et insémination (IIU)

Stimulation et insémination (IIU)

Qu’est-ce que l’insémination intra-utérine ?

L’insémination intra-utérine, ou IIU, est une technique d’aide médicale à la procréation qui consiste à déposer dans l’utérus des spermatozoïdes préalablement préparés en laboratoire. 

Le geste est réalisé au moment le plus favorable du cycle : l’ovulation, afin de faciliter la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte.

Cette technique est simple dans son principe et s’inscrit souvent dans un parcours de fertilité lorsque la conception naturelle tarde à venir.

Qu’est ce qu’une stimulation simple de l’ovulation ?

Il s’agit d’un traitement permettant de restaurer une ovulation de bonne qualité chez les femmes qui présentent des troubles ovulatoires par exemple en cas de PMOS (SOPK), aménorrhée fonctionnelle, insuffisance lutéale …

 

Ceci en stimulant les ovaires à des doses hormonales physiologiques grâce à un traitement par comprimés (le Clomid) ou injections sous-cutanées (Gonadotrophines).

 

La stimulation est initiée en fonction des règles et dure en moyenne 7 à 14 jours. Un monitorage par échographie +/- bilan hormonal par prise de sang est systématique pour vérifier l’efficacité du traitement (recrutement et maturation d’un follicule) et éviter le risque de grossesse multiple.

 

Ce traitement ne fait pas partie de l’AMP à proprement dit puisqu’il n’y a pas de manipulation de gamètes au laboratoire et que les couples conçoivent naturellement en ayant un rapport au moment de l’ovulation.

Pourquoi associer une stimulation ovarienne ?

L’IIU est toujours associée à une stimulation ovarienne selon les recommandations internationales.

Celle-ci a pour objectif d’optimiser la maturation d’un ou plusieurs follicules et de mieux synchroniser le moment de l’insémination avec l’ovulation.

 

La stimulation est beaucoup plus légère que celle d’une FIV, elle n’a pour objectif que de soutenir le développement d’un follicule et non pas d’en recruter plusieurs comme pour la FIV.

 

Les doses d’injections sont donc plus faibles. 

Le traitement de stimulation nécessite toujours une surveillance rapprochée par échographies et prises de sang.

Dans quels cas proposer une IIU ?

L’insémination intra-utérine peut être proposée dans plusieurs situations.

 

Elle est notamment utilisée en cas de trouble modéré du spermogramme ou de difficultés pour les rapports sexuels (douleurs, difficulté sexologique, trouble de l’érection, de l’éjaculation).

 

Cela permet aux couples de se reposer sur le corps médical pour l’aspect reproductif tout en gardant une sexualité adaptée à leur situation personnelle, sans pression.

 

Le choix de la technique de PMA (IIU ou FIV) est toujours discuté avec le médecin responsable afin de s’adapter au mieux à chaque problématique.

notre équipe gynéco bretéché

Comment se déroule le protocole ?

1 - La stimulation

Le traitement commence en début de cycle par des injections hormonales de FSH visant à stimuler la croissance folliculaire. Le but est d’obtenir une ovulation de bonne qualité et de contrôler précisément le moment où elle survient.

2 - Le monitorage

Pendant la stimulation, des échographies et parfois des dosages hormonaux sont réalisés pour surveiller la réponse des ovaires. Ce suivi permet d’ajuster le traitement si nécessaire et de choisir le moment optimal pour l’insémination.

3 - Le déclenchement de l’ovulation

Lorsque les follicules ont atteint une taille jugée satisfaisante, une injection permet de déclencher l’ovulation. L’insémination est ensuite programmée environ 24 à 40 heures plus tard, au moment où les chances de fécondation sont les plus élevées.

4 - L’insémination

Le jour de l’insémination, le sperme est préparé en laboratoire afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus mobiles. Ils sont ensuite déposés directement dans la cavité utérine à l’aide d’un cathéter souple.

Quels sont les avantages et les limites ?

L’IIU a l’avantage d’être une technique relativement simple, peu invasive et bien adaptée à certaines indications précises. Elle peut représenter une première étape dans le parcours d’AMP avant d’envisager d’autres techniques comme la FIV si nécessaire.


Ses limites tiennent surtout au fait qu’elle ne convient pas à toutes les situations d’infertilité. Elle n’est pas un passage obligatoire dans un parcours de PMA.

Ses chances de réussite sont plus faibles qu’en FIV (de l’ordre de 10 à 25% par cycle selon l’âge des couples).


On peut aussi réaliser des stimulations simples de l’ovulation qui permettent de synchroniser l’ovulation et la période des rapports sexuels.

Cette technique est proposée lorsque les trompes et le sperme sont normaux mais qu’il existe un trouble de l’ovulation isolé.


Le traitement repose alors sur une stimulation (par comprimés de Clomid ou par injections de FSH), ainsi qu’une surveillance par échographie et prise de sang pour détecter la phase d’ovulation.


Quelle que soit la technique de PMA, un soutien en progestérone de la 2ème partie du cycle (phase lutéale) est quasi systématique.